lundi 24 décembre 2007

L'eau de Zam Zam

Abraham (as) avait laissé Ismaël (as) et sa mère Hajar (ra) dans une vallée désertique, devenue ensuite La Mecque.

Le voyant partir ainsi, elle le suivait et lui dit : "0 Abraham ! où vas-tu et comment nous laisses-tu dans cette vallée qui n’abrite ni être humain ni rien ?" Cela, elle le lui disait plusieurs fois. Et, comme il ne se retournait pas, elle lui interrogeait : "Est-ce que c’est Allah qui t’a ordonné de faire cela ? — Oui, a-t-il répondu. — Alors, dit-elle. II ne nous abandonnera pas."

Après quoi, elle est retournée sur ses pas. Abraham a continué alors son chemin, et est arrivé à un col où ils ne pouvaient le voir, il a fait face à la Maison et a prononcé en ayant les mains levées et a fait des invocations.

La mère d’Ismaël (as) allaitait son enfant et donnait à boire cette eau jusqu’au moment où toute l’eau s’était épuisée. Après quoi, elle avait soif tout autant que son fils. Pour ne pas voir son fils souffrir, elle s’était éloignée, mais arrivée à as-Safâ’, la montagne la plus proche, puis faisait face à la vallée dans l’espoir de voir quelqu’un arriver. Comme elle ne voyait personne, elle descendait d’as-Safâ’. Atteignant la vallée, elle courrait jusqu’à la limite de la vallée. A al-Marwa, elle scrutait [les alentours] dans l’espoir de voir quelqu’un venir mais elle ne voyait personne. Elle a fait cela par sept fois.

Puis, tout d’un coup elle voyait apparaître l’ange Gabriel (as). Celui-ci a remué la terre et l’eau a jailli. Hâjar (ra) se mettait alors à retenir l’eau comme dans un bassin ; et à la prendre avec ses mains pour en remplir l’outre. L’eau jaillissait chaque fois qu’elle en puisait.

Les invocations sortant d’une mère, Hajra (ra), ont créé une source d’eau miraculeuse qui a incité la tribu de Jurham de s’établir à la Mecque. Après la mort d’Ismaël (as), leur nombre a augmenté considérablement, mais en même temps les membres de la tribu ont régressé en spiritualité. Ils étaient complètement déviés de l’enseignement d’Ismaël (as) à tel point que les descendants de celui-ci ont du les chasser de cette localité sacrée. Leur état de débauche était outrageant. Avant de partir la tribu a contre-attaqué en remplissant le puits de zam zam avec tout ce qu’ils pouvaient trouver sur place. Ils ont recouvert le lieu avec de monts de sable. Par conséquent, le puits est resté invisible pendant plus de mille ans. En revanche, la Kaaba est demeurée le centre du pèlerinage pour les descendants d’Ismaël (as) aussi bien que pour ceux venant de loin.

Malgré la disparition du puits, l’hospitalité des gens a voulu qu’il procurât de l’eau à tous les pèlerins. Abdul Monaf (ra), descendant direct d’Ismaël (as), et l’ancêtre du Prophète Muhammad (pssl) avait cette responsabilité honorable. Le privilège de distribuer de l’eau, qu’on appelle 'siqaya' a été transféré de père en fils. Abdul Mutallib (ra), chef de la famille Bunu Hashim et également le grand-père du Prophète (pssl) a reçu cette honorable charge. Le titulaire du titre de distributeur d’eau avait une fonction difficile. Sans les puits de Zam Zam, il fallait transporter de l’eau de très loin. Néanmoins, Abdul Mutallib (ra) accomplissait son devoir avec ferveur puisqu’il croyait fermement en la cause.

Par ailleurs, Abdul Mutallib (ra) connaissait bien l’histoire de la Mecque ancienne. Il savait qu’il existait au temps d’Ismaël (as) un puits dans l’enceinte de la Kaaba. Il a essayé donc de le localiser. Mais celui-ci est demeuré introuvable.

Un soir, alors qu’il dormait dans le Hijr, il a vu en songe que le site du puits de Zam Zam est situé sous l’emplacement de l’autel du sacrifice à peine quinze mètres de la Kaaba. Pour vérifier, il lui fallait déplacer les idoles qui l’entouraient. Cependant aucune tribu ne voulait approuver sa proposition de déplacer les idoles. Ainsi, Abdul Mutallib (ra) est retourné vers Dieu et le pria de l’aider dans sa tâche. Il a pris l’engagement que si Dieu l’aidait à retrouver le puits de Zam Zam et le bénit de dix fils, il sacrifierait l’un d’eux à la Kaaba et signe de remerciement. D’emblée, il a informé les Quraichites de son serment de sacrifier un de ses fils sur l’autel en cas de réussite. Avec cette nouvelle proposition, les tribus ont cessé de s’opposer à son idée d’effectuer une fouille. Toutefois, elles ne l’ont pas aidé dans cette entreprise. Téméraire, il a commencé la fouille avec l’aide de son fils Harith sous les regards ironiques des Quraichites.

Après avoir beaucoup creusé avec persévérance, et par la Grâce de Dieu, le puits a jailli de l’eau cristallisée. C’était une découverte phénoménale en ce sens que l’eau était convoitée comme de l’or. Abdul Mutallib (ra) a reçu les félicitations et les remerciements de toute part. Il est devenu un héros très respecté et était considéré par tous comme un dirigeant en matière d’eau.

Le temps passait et Abdul Mutallib était aussi béni de dix fils avec la volonté divine et tous étaient devenus adultes. Etant un homme de parole, il n’a pas oublié sa promesse à Dieu. Il devait sacrifier un de ses fils. Il fallait en choisir un, et c’était la grande difficulté.

A cette époque de l’ignorance (jahiliya) et lorsque les gens avaient un choix à faire, ils avaient pour habitude de procéder à un tirage au sort. Il a réuni ses dix fils autour de la Kaaba et les mettait au courant de son dilemme. Avec le consentement de tous ses fils, il a fait un tirage au sort. Par trois reprises, le sort est tombé sur Abdallah (ra), le benjamin et celui qui était le plus aimé de tous.

Sans perdre de temps, Abdul Mutallib (ra) a commencé les préparations pour le sacrifice de son fils Abdallah. La nouvelle était propagée très vite dans le quartier et a déclenché une protestation de grande ampleur.

Abdallah était le bien aimé de tous pour ses bonnes manières. Une délégation mecquoise était venue convaincre Abdul Mutallib (ra) à changer d’avis. Mais ce dernier était déterminé dans sa démarche. Il a accepté qu’un groupe de gens aillent consulter la célèbre prêtresse Shia en Syrie pour trouver une solution. Celle-ci, après avoir écouté l’histoire, dit : « Notre coutume ici est de payer dix chameaux en guise de compensation pour un homme assassiné, ainsi Abdul Mutallib doit placer dix chameau d’un côté et Abdallah de l’autre et ensuite tirer au sort. Si le sort est du côté d’Abdallah, il faut y ajouter dix chameaux jusqu’à ce qu’il plaise à Dieu de faire tomber le sort du côté des chameaux ».

En toute hâte, la délégation est retournée à la Mecque pour informer Abdul Mutallib (ra) de la suggestion de la prêtresse Shia. Guidé par la sagesse divine, Abdul Mutallib a obtempéré. A neuf reprises le sort est tombé sur Abdallah et le dixième est tombé du côté des chameaux. Il lui fallait sacrifier cent chameaux pour sauver la vie d’Abdallah et honorer sa promesse à Dieu (après cet évènement là, il était devenu une coutume en Arabie de payer cent chameaux en guise de compensation pour la vie d’un homme).

Très enthousiasmé, il a organisé une grande fête et a invité tous les habitants de la Mecque et de la banlieue afin de sacrifier les cent chameaux. Il a décidé ensuite de trouver une conjointe pour Abdallah (ra). C’est dans le désert de la Mecque, dans une famille de noble lignée que Abdul Mutallib (ra), a marié son fils Abdallah (ra) à la plus pure et la plus chaste des filles, une fille de grande beauté physique et morale, Amina bint Wahab bin Abd al Manaf bin Zouhra bin Kilab bin Moora bin Kaab, al Zahira, la Quraychite.

C’est ainsi qu’à l’âge de vingt ans Abdallah a épousé Amina, la vertueuse et ravissante fille de la tribu Banu Zahra. Il a eu avec elle, Muhammad (pssl), le dernier des prophètes sur terre.

Après un millénaire de disparition, l’apparition du puits de Zam Zam avant même la naissance du Prophète est très significative et annonçait la venue d’un nouveau régime. Aussi doit-on noter que depuis la naissance du Prophète (pssl), l’eau de Zam Zam n’a jamais cessé de jaillir.

Actuellement la consommation moyenne par jour par les pèlerins seulement est de 10,000 mètres cube sans compter les 40 tonnes envoyées quotidiennement à Médine et l’énorme quantité expédiée à l’extérieur.

Les études scientifiques ont démontré que l’eau de Zam Zam est pure comme du cristal et est naturellement potable sans traitement. Elle est conforme aux normes internationales de pureté.

Par un surcroît de prudence, l’eau est traitée sous les rayons ultra violets pour sa stérilisation. Ceci n’affecte ni le goût, ni la couleur, ni la composition et l’eau parvient aux consommateurs sans que rien n’y soit ajouté.

La Zam Zam contient un taux de magnésium, de sodium et de potassium plus élevé que dans une eau de source ordinaire. Par contre, la qualité de fer qu’elle contient est juste inférieure à la maximale recommandée par l’Organisation mondiale de la santé.

Sa conductivité électrique est trois fois supérieure. Enfin, il ne faut pas oublier qu’elle possède beaucoup d’ions qui sont très nutritifs.

Nous pouvons conclure qu’elle est la meilleure eau minérale qui existe sur terre.

Etant situé à peine quinze mètres de la Kaaba dans le Mataf, la maison qui recouvre le puits a dû être transférée au sous-sol afin d’agrandir l’espace du Mataf pour faciliter la tawaaf.

Le plafond de la nouvelle maison du puits adhère au sol du Mataf. Le puits est doté d’une paroi en demi cercle faite de panneaux transparents permettant de le voir. L’emplacement du puits est indiqué sur le sol du Mataf par un cercle en marbre noir. La grande salle du puits est entièrement climatisée et illuminée et est équipée d’unités en marbre avec environ cinq cent robinets chromés. De plus, l’eau est repartie dans toute la Mosquée passant par des réfrigérateurs situés au sous-sol. Le pompage et la réfrigération sont commandés par ordinateurs.

Outre ces réseaux de distribution, il y a en permanence 8000 thermos contenant 50 litres d’eau éparpillés dans toute la Mosquée, tout près des prieurs accompagnés de millions de gobelets. Pendant le pèlerinage, l’eau est aussi distribuée par des camions frigorifiques stationnés dans les lieux de rassemblement des pèlerins.

L’eau de Zam Zam a cette particularité. Pour ceux qui dans leur vie ne peuvent s’approcher du puits de Zam Zam, alors c’est elle qui ira à leur rencontre où ils se trouvent. L’eau est gratuite en soi. Les éventuels acheteurs ne payent que le coût du transport et du contenant.

L’eau de Zam Zam est la preuve que la bénédiction divine, la baraka, est inépuisable.

Il faut souligner que selon un récit traditionnel concernant l’eau de Zam Zam, le Prophète pssl a dit : « L’eau de Zam Zam est efficace pour tous les buts que vous voudrez atteindre » et selon un autre récit, Hazrat Omar (ra), en buvant l’eau de Zam Zam a dit : « Seigneur, je bois l’eau de Zam Zam pour étancher ma soif le jour du jugement dernier ». Selon un autre hadith, le Prophète (pssl) a dit que : « L’eau de Zam Zam est efficace contre la soif et la faim. Elle est aussi efficace si vous la buvez avec l’intention d’avoir la guérison contre une maladie ».

Enfin, lors de l’ascension (miraj), l’ange Gabriel (as) a apporté le Buraaq et un récipient en or du Paradis, mais il n’a pas apporté avec lui l’eau du Paradis. Il a utilisé celle de Zam Zam pour laver le cœur du Prophète (pssl) avant de partir pour la grande aventure.

En buvant l’eau de Zam Zam, le Prophète (pssl) priait Allah en ces termes : « Je te demande la connaissance utile, suffisamment de nourriture et la guérison contre toute maladie ».

Il est à noter qu’il est strictement défendu d’utiliser l’eau de Zam Zam pour les toilettes et celui qui boit cette eau doit se tenir debout et faire face à la Kaaba (comme pour la prière).

La source Zam Zam est un miracle actuel et vivant. Rationnellement, on ne peut pas expliquer son abondance. Il n'y a pas de rivière, de lac ou une autre source proche. Cette eau coule, en tout cas, depuis au moins l'époque du Prophète (pssl), c'est-à-dire depuis plus de quatorze siècles. On peut consulter sur le même sujet l'article intitulé "l'eau de Zam Zam, le miracle permanent".

On peut également consulter:

- Les vertus de l'eau de Zam Zam;

- Zam Zam well;

- Zam Zam: history and significance.

Abdool Cader DOOKHY

dimanche 23 décembre 2007

La tawaaf ou les tournées rituelles

Abraham as construisit la Kaaba dans un lieu complètement déserté. Toutefois, Allah fit de cet endroit un des espaces les plus denses et plus fréquentés au monde. A n’importe quelle heure l’espace sacré de la Kaba est comme envahi par une foule de tourneurs. Il n’est plus possible à un homme de tourner seul autour de la Maison Honorée.

Nous pensons même que l’univers dans sa globalité for la circumduction autour de la présence divine qui est partout. Allah dit dans le Coran : « Où vous tournez, là est la face d’Allah[i] ».

Ainsi, la Lune gravite autour de la terre et celle-ci autour du soleil. Les autres planètes en font de même. Le soleil quant à lui fait sa tournée dans la galaxie. De même les neutrons et les électrons tournent autour d’un noyau de l’atome. Il ne fait aucun doute que tout l’univers participe aux rites de la tawaaf.

Le tawaaf est par excellence la plus haute forme de prière car le Prophète Muhammad pssl a affirmé que : « Il descend chaque jour sur cette Maison Sacrée 120 miséricordes, 60 pour ceux qui font la tawaaf, 40 pour ceux qui font la salaat, 20 pour ceux qui simplement regardent la Kaaba ».

Celui qui fait la tawaaf est considéré comme mi-homme et mi-ange dans la mesure où la procession est la principale forme de prière des malaïka (anges) qui perpétuellement tournent autour de la Baïtul Mamur, la Kaaba originelle du septième ciel.

La tawaaf est si importante pour le musulman que même s’il est handicapé ou est unijambiste, ou a les deux jambes amputées, il accomplira les tournées avec beaucoup de ferveur.

Les oiseaux sont aussi inspirés à faire la tawaaf. Toujours très enthousiastes, ils l’effectuent très rapidement. Ils sont très disciplinés et ne violeront jamais l’espace sacré au-dessus de la Maison d’Allah sauf dans le cas où ils sont souffrants et dans ce cas, ils violeront délibérément l’espace pour trouver une guérison. N’est-ce pas un signe qu’ils ont conscience de leur mission d’autant plus qu’aucune trace d’impureté de leur part n’est visible dans ce périmètre. Par ailleurs, il convient de noter que les anges, profitant de leur séjour sur terre, ne manquent jamais l’occasion qui leur est accordée de tourner autour de la Kaaba, représentation terrestre du trône divin.

La Kaaba est le symbole de l’autorité spirituelle. La circumambulation, elle, représente l’activité humaine sur terre. Ainsi la tawaaf nous rappelle que toute énergie émane de Cette Autorité Suprême. Par conséquent, la totalité de l’activité humaine devra être en conformité avec les injonctions divines et en harmonie avec l’Autorité Suprême.

Doués d’intelligence, les croyants savent que s’ils peuvent se lancer dans n’importe quelle activité, ils ne peuvent mener à bien leur tâche sans l’aide d’Allah.

C’est la raison pour laquelle les croyants font la tawaaf continuellement 24 heures sur 24 sans arrêt et invoquant Allah en ces termes : « Seigneur, accorde-nous du bien en ce monde et du bien dans l’au-delà et Miséricorde, préserves-nous du châtiment du feu[ii] ».

C’est le maximum qu’on puisse demander en peu de mots, formule enseignée et pratiquée par le Prophète Muhammad pssl lui-même durant la tawaaf.

On analysera maintenant les règles du rituel.

Après la purification majeure et mineure, la formulation de l’intention, la décence dans l’habillement conformément aux règles islamiques, la tawaaf s’effectue en accomplissant à l’intérieure de la mosquée Al Haram sept tours de la Kaaba à pieds (sauf bien entendu pour les personnes souffrantes qui peuvent utiliser un fauteuil roulant), avec la Pierre Noire comme point de départ et d’arrivée, en incluant le Hijr, demi cercle attenant qui forme partie intégrante de la Kaaba. Si la foule est trop dense on peut le faire au premier ou au deuxième étage de la Mosquée Al Haram.

Le pèlerin doit embrasser la Pierre Noire si c’est possible ou à défaut, la saluer de la main à chaque passage surtout au premier et au dernier passage (le huitième étant le dernier pour sept tours) en prononçant la formule suivante : « Au nom d’Allah, Allah est Grand, Allah soit loué ».

Notons qu’embraser la Pierre Noire (Istelam) n’est pas obligatoire. C’est une pratique. Par contre, la bousculade, le piétinement y sont strictement défendus. Il ne faut surtout pas bousculer ou pousser son prochain pour pouvoir embrasser la Pierre Noire. On est en la présence divine, le moment est très solennel, aucune nervosité n’est permise. La viatique du pèlerin c’est la patience. Soyez patient. La Pierre Noire est comme une caméra divine. Il n’enregistra pas seulement votre présence, mais aussi votre état d’âme, l’intérieur invisible de votre cœur. Dans un récit traditionnel, le Prophète pssl a dit : « En vérité, la Pierre Noire est une des hyacinthes du paradis. Elle sera ressuscitée le jour de la résurrection. Elle a deux yeux et une langue avec laquelle elle parlera et témoignera en faveur de tous ceux qui l’ont touchée en vérité et sincérité ».

A l’exception des moments de l’iquamat (appel à la prière), de la prière en congrégation et de la khutba (sermon par l’imam), la tawaaf est valable à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, même durant les toulough (lever du soleil), zawaal (zénith du soleil à midi) et ghooroob (coucher du soleil), heures considérées indésirables pour les prières quotidiennes.

La Kaaba doit se trouver sur la gauche du pèlerin, c’est-à-dire les tournées ont lieu dans le sens inverse des aiguilles d’une horloge.

Il est recommandé aux hommes uniquement d’accomplir les trois premiers tours au pas de course (ramal) et les quatre restants en marchant normalement. De plus l’homme doit se découvrir l’épaule droite (Ijtebagh) durant le ramal.

Le but recherché est de ne pas gêner les mouvements, et la marche accélérée consiste en la rapidité de la démarche. Il s’agit de montrer l’adresse, la fermeté et la force. Tel était le mobile initial. Ce fut une réaction à l’empressement des infidèles à sous estimer la résistance physique des pèlerins musulmans. Cette façon de faire est une règle traditionnelle (sunna).

Il est à noter que tout de suite après la tawaaf et avant même d’offrir les deux unités de prières, il faut se couvrir l’épaule droite. Les deux épaules resteront couvertes durant votre pèlerinage.

A noter qu’il faut observer le ramal et l’ijtebagh que pour la tawaaf de l’arrivée, la tawaaf suivie de la saï (procession entre les collines Safa et Marwa).

Durant la tawaaf, il faut éviter de marcher sur le Shadirwan, qui fait partie de l’édifice. La tawaaf ne serait pas valable puisque les tournées se font à l’extérieure de la Kaaba.

Au total, il y a quatre sortes de tawaaf. Les règles et la façon de les accomplir sont identiques. Seuls le moment et l’occasion de les effectuer diffèrent.

Ils sont :

  1. tawaaf quoudoum ;
  2. tawaaf az ziyara ;
  3. tawaaf al wida ;
  4. tawaaf at tatawu.

  1. Tawaaf Qoudoum

Circumambulation de l’arrivée, il porte aussi le nom de tawaaf attahiyya, circumambulation de salutation.

En rentrant dans une mosquée, on fait deux unités de prière comme salutation qu’on appelle tahayyatul masjid, exceptionnellement dans la Mosquée Al Haram, le tawaaf remplace ces deux unités de prière.

Pour ceux venant à la mosquée pour accomplir l’oumra, leur premier rite sera la tawaaf d’oumra qui est considérée comme leur tawaaf d’arrivée.

Le tawaaf qoudoum n’est pas obligatoire mais elle est hautement recommandée.

  1. Tawaaf az ziyara

Circumambulation dit de la visite est obligatoire, c’est un des piliers du Hajj, qui doit se faire après le stationnement à Arafat. En général, cette tawaaf est accomplie entre le 10ème jour de Zilhajj, jusqu’au coucher du soleil après la lapidation du satan (la grande stèle Jamrutul Kubra) après l’immolation d’un animal (nahr) après le rasage de la tête (halq) ou la coupe des cheveux (ou le fait de les raccourcir) (qasr) après la désacralisation partielle.

On ne pourra jamais se désacraliser totalement (tahallul) tant qu’on n’aura pas accompli cette tawaaf. La restriction concernant le sexe est toujours en vigueur. Même après le 12ème zilhajj, il vous faudra coûte que coûte accomplir cette tawaaf mais pour compenser ce retard, il vous faudra offrir un caprin en sacrifice. Mais la femme indisposée qui n’a pu accomplir la tawaaf dans le délai prescrit n’a pas à offrir un sacrifice.

Pour une raison ou pour une autre, si un pèlerin est retourné en son pays natale sans accomplir la tawaaf az ziyara, il lui faudra retourner à la Mecque pour la faire le plus vite possible et s’il est incapable physiquement il a la responsabilité de déléguer quelqu’un pour le faire à sa place avant sa mort ou même après.

Sans la tawaaf az ziyara, le Hajj n’est pas valable et il n’a pas de substitut.

  1. Tawaaf al wida

Circumambulation de l’adieu, appelée aussi tawaaf as sadr, circumambulation du départ. Elle est considérée comme un devoir (wajib) par Aboo Hanifa ra. Juste avant de quitter la Mecque, immédiatement avant son départ, le pèlerin fait ses adieux à la Kaaba à l’occasion de sa dernière visite à la Mosquée al Haram.

C’est une tawaaf qui n’est pas suivie de la saï. La non observance est compensée par le sacrifice d’un caprin. Un Hajj sans la tawaaf al wida néanmoins reste valable.

Si une femme qui est dans sa période de menstruation (haizh) doit partir tout de suite avec son group, elle est exemptée de la tawaaf d’adieu.

Cependant, elle peut faire des douas devant la porte de la Masjidul Haram à l’extérieur.

  1. Tawaaf at tatowwu

La tawaaf at totowwu est une circumambulation additionnelle (nafil mustahab). Etant aussi une tawaaf sans la saï, vous pouvez la faire sans l’ihram, dans sans ramal ni ijtebagh, mais comme toute tawaaf, elle est suivie de deux unités de prières.

Vous pouvez la pratiquer autant de fois que vous voulez, il est même dit qu’aucune trace de pêché ne subsistera sur la personne qui la fera 50 fois durant sa vie.


[i] Le Saint Coran, chapitre 2, verset 115.

[ii] Le Saint Coran, chapitre 2, verset 201.

samedi 22 décembre 2007

La Mecque (Makkah)

La Mecque est le lieu le plus sacré du monde. C’est le lieu de la naissance du prophète Muhammad pssl et le lieu où est descendu le Saint Coran, une révélation du Maître de l’Univers adressé à tous les êtres humains aussi bien qu’aux autres créatures, les génies par exemple.

Berceau du monothéisme et capitale spirituelle du monde musulman, la Mecque est située au latitude 21°30 Nord et longitude 40°20 Est dans la province de Hijaz en Arabie Saoudite, péninsule de 2,240,000 km carrée.

Ville montagneuse entourée par la Vallée d’Abraham (Wadie-Ibrahim), elle s’étend sur un ensemble de monts et de vallées et est enchâssées par deux chaines de montagnes prestigieuses, au nord par le mont Al Falq et Kaeyqan, au sud par les monts Kandamah et Abu-Qubaïs, le mont qui abrita la Pierre Noire à l’époque de Noé as et qui la restitua à Abraham as et à partir duquel le prophète Muhammad a fendu la Lune en deux.

La Mecque a pour voisin deux autres montagnes non moins célèbres : à trois kilomètres le Jabal an Noor, mon qui abrite la Caverne Hira où le Prophète pssl avait reçu la première révélation et à sept kilomètres le mont Shawr, dans la caverne duquel le Prophète pssl accompagné d’Abu Bakr ra s’étaient réfugiés durant leur émigration vers Yathrib. Charé Shawr est aussi la caverne où Allah érigea un mur impénétrable avec du fil d’araignée pour protégr son Envoyé pssl contre les armées des polythéistes.

Jabal an Noor

La Mecque est cette ville sans aucun attrait touristique que tous, même des personnes âgées, malades et handicapées veulent visiter quand bien même une visite comporterait un risque de non-retour. Elle n’a pas de rivière, de cascade. Elle est un endroit très désertique et est recouverte de sables, de pierres et de collines. Elle a une température avoisinante du 48° Celsius en été.

La Mecque est identifiée par le Saint Coran comme « la mère des citées » (Umm al Qorah) et comme « La Cité de la Paix » (Al Balal al Amin) également connue sous les noms de la « Source de la Miséricorde » (Umm ar Rahma), de « l’origine » (Al Ras) et de la « sacro-sainte » (Al Muqaddasah).

C’est la Mecque qui possède la Maison Honorée (Kabaa Sharif) vers laquelle un milliard de personnes se tournent pour l’accomplissement de leur prière quotidienne. Elle possède aussi la source miraculeuse de Zam Zam, l’eau de laquelle le mourant aspire à boire avant sa fin.

La Mecque abrite aussi la Mosquée Al haram (Masjid-ul-Haram), mosquée pouvant accueillir à l’intérieur plus d’un million de prieurs avec sa superficie de 356 000 mètres carrés et à l’extérieur, sur l’esplanade, 500 000 de prieurs. Le prieur y reçoit 99,999 récompenses supplémentaires par prière, donc 100,000 de bénédictions.

Par ailleurs, se trouve à la Mecque la Mosquée des Génies (Masjidul-Jinn) où les génies avait allégeance (Bay’at) au Prophète pssl.

Masjid e Jinn Egalement, elle abrite la maison de Khatijaea ra, la première musulmane. Y naquit Fatima ra, la perle précieuse qui embellira le Paradis par sa présence.

La Mecque a trois entrées principales : Al Maala au nord de la région haute et Al Masfalh au sud de la région base et As Sabeikah à l’ouest. Ses périmètres sont sacrés, ses habitants sont les voisins de Dieu. Ils ne sont autorisés à couper des arbres, de chasser les animaux, de verser le sang et en contre partie ils ont l’assurance de vivre en sécurité.

Selon un récit transmis par Abu Sharif Al Khuzai, le Prophète pssl a émis les propos suivants au moment de la prise de la Mecque : « Certes, Allah a rendu sacrée la Mecque le jour où il créa les cieux et la terre. Aussi est-elle sacrée par le caractère sacré de d’Allah. Jusqu’au jour de la résurrection, il n’est alors licite à personne ayant foi en Allah d’y répandre le sang et d’y abattre les arbres ».

Aujourd’hui la Mecque est une cité très moderne. Il y existe de grand centres commerciaux, de grand établissements d’enseignements supérieurs etc.

Dans le domaine de la médecine, la Mecque devance toutes les villes voisines par l’existence de multiples hôpitaux, de cliniques mobiles, de laboratoires, de banques d’organes et par l’existence du service du Croissant Rouge destiné au secours urgent. Ce service dispose de moyens très modernes, dont par exemple des avions d’évacuation médicale comportant un bloc opératoire pour fonctionner en plein vol.

La Mecque est un centre d’information. Elle dispose des stations de télévisions modernes. La Mosquée al Haram est elle-même dotée d’une station propre diffusant en direct les rituelles du pèlerinage et des prières par satellite et sur internet.

La Mecque abrite des musées islamiques, des bibliothèques spécialisées en matière religieuse et générales.

Bien que la Mecque soit un lieu aride, elle a une surabondance de toutes sortes de nourriture. D’ailleurs Abraham as n’avait-il pas invoqué Dieu en ces termes : « Accorde-leur des fruits en nourriture, peut-être Te seront-ils reconnaissants »[i].

Abdool Cader DOOKHY


[i] Le Saint Coran, chapitre 14, verset 37.

samedi 15 décembre 2007

L'Oumra (ou le pèlerinage mineur)

L’Oumra est le petit pèlerinage que l’on peut accomplir individuellement à tout moment de l’année à l’exception des cinq jours du grand pèlerinage (Haj), c’est-à-dire du 9ème au 13ème jour de Zilhajj.

Il n’est pas obligatoire (fard) comme le grand pèlerinage. Il est toutefois une tradition hautement recommandée pour tous ceux qui peuvent faire le déplacement. En ce qui concerne les conditions pour l’accomplir, elles sont identiques à celles du Haj. On peut l’accomplir totalement séparé du Haj comme on peut le lier avec celui-ci et est ainsi dénommé : Haj-e-Kiran ou Haj-e-Tammattu.

Tout comme le Haj, il comporte beaucoup de bénédictions. « Les péchés accumulés entre deux Oumra sont pardonnés »[i]

L’accomplissement de l’Oumra durant le mois de carême (Ramadan) est plus méritant puisque le prophète pssl a dit : « L’accomplissement de l’Oumra durant le mois de Ramadan c’est comme si vous accomplissez le Haj avec moi ».

Il va de soi que c’est un grand honneur de participer au Haj avec le Saint Prophète pssl.

Au mois de Zilqadda de la sixième année de l’Hégire, le Prophète pssl décida de visiter la Maison Sacrée. Accompagné de 1400 disciples, ils prononcèrent la Talbiya[ii] en état d’Ihram et prirent la route pour la Mecque.

Mis au courant, les polythéistes s’habillèrent en tenu de guerre. Kahlid Bin Walid fut leur chef. Ils attendirent les musulmans à Zituwa. Pour éviter l’affrontement, le Prophète pssl changea de route et se dirigea vers Hudaybiya. Le Prophète pssl informa les polythéistes qu’il ne cherchait pas à faire la guerre mais qu’il voulait visiter la Maison de Dieu et glorifier Sa Grandeur. Après mainte négociations, ils avaient enfin parvenu à un accord. L’acte stipulait que les musulmans retourneraient à Médine en reportant leur visite à la Mecque pour l’Oumra de l’année prochaine. Les musulmans pourraient séjourner à la Mecque durant trois jours. Ils avaient aussi convenu de ne pas faire la guerre pendant dix ans.

Le prophète pssl égorgea un mouton et se rasa la tête. Ses disciples l’imitère et ils retournèrent à Médine.

En l’an 7, conformément au pacte de Hudaybiya conclu l’année d’avant, le Prophète pssl et ses disciples portèrent une fois de plus l’habit d’Ihram. Ils n’avaient pas d’armes. Avec le maximum d’humilité et docilité, ils revenaient à la Mecques en projetant l’image d’être des gens faibles.

Le démon insuffle l’idée aux polythéiste de les attaquer passant outre à l’accord signé.

Mais, en tant que Prophète pssl il pouvait dire : « Qu’Allah soit Miséricordieux envers l’homme qui leur montre aujourd’hui le degré de sa force ».

Il s’en suivit que les disciples gravitassent autour de la Kaba au pas accélérés de trois fois. Ils découvrirent leur épaules droites pour avoir plus d’aisance et d’adresse pour pour montrer aux polythéistes leur force. Les infidèles changèrent d’avis.

Ce fut à partir de cet évènement que la pratique des pas accélérés (Ramal) et la découverte de l’épaule droite ‘Ijtebagh) firent partie des rites de l’Oumra et du Haj.

Ce fut dans ces circonstances que la première Oumra Kaza islamique fut accompli en l’an 7 de l’Hégire.

L’Oumra ne comporte que deux piliers (fard) et deux obligations (wajib).

Ø Fard : l’Ihram (état de sacralisation)

Ø Fard : Tawaaf (circumambulation de la Kaba) ;

Et

Ø Wajib : le Saï (course en Safa et Marwa)

Ø Wajib : le Halq ou Qasr (rasage ou coupe des cheveux.

Il est à noter que l’Oumra ne comporte ni de tawaaf de l’arrivée ni de tawaaf d’adieu. Si le tawaaf de l’Oumra est fait en état d’impureté il faut sacrifier une chèvre ou un mouton et si la même infraction est commise durant le Haj, il faut sacrifier un bovin.

Il faut aussi souligner que durant l’Oumra, la Talbiya se termine au moment de commencer le Tawaaf alors que pour le Haj, la Talbiya s’arrête au moment de la première lapidation de la stèle de Satan (Jamarat) le 10 Zilhajj.

Quoiqu’il est préférable (Mustahab) d’accomplir plusieurs Oumra, toutefois l’accomplissement des tawaafs en abondance est mieux considéré que plusieurs Oumra puisque, d’après un récit traditionnel, le Prophète pssl a dit : « Multipliez pour vous-même les tournées autour de la Maison Sacrée, c’est la chose la plus noble que vous trouverez dans votre roules au jour de la résurrection ainsi que l’acte donnant le plus de félicité. »

C’est probablement en raison de cela qu’initialement, les tournées rituelles (Tawaaf) sont préférées comme pratique en dehors du Haj et de l’Oumra.

Le Prophète pssl a dit : « Celui qui tourne sept fois autout du Temple sous la pluie, ses péchés antérieurs sont pardonnés. ». Et d’après un autre récit, Il (pssl) a dit : « Celui qui sort de sa maison pour faire le Haj ou un Oumra et qui meurt en cours de route aura le même récompense que celle du Haji qui fait lui aussi l’Oumra jusqu’au jour de la résurrection.


[i] Parole du Prophète pssl rapporté par Abou Huraira ra.

[ii] « O Allah, je suis présent et je réponds à Ton appel.

dimanche 9 décembre 2007

Les rites de l'Oumra (petit pèlerinage)

I. Départ de la maison

a. Prendre un bain (couper les ongles, épilation etc.), mettre du parfum sur le corps.

b. Faire deux rakaats, sura Alkafiroune dans le premier rakaat et Iklas dans le deuxième.

c. Prononcer l’intention : « Allahumma labbayk Oumrah. Allahummah inni ouridoul oumrah fayassir ha li watakabbalha minni ».

d. En pensant à la famille, prononcer « Astawdi oukoum Allahal lazi la youdwa i’ou wada i’a ».

e. En quittant la maison, dire « Bismillahi tawakkaltou ‘alAllahi la howla wa la kouwwata lilla billah ».

f. Prendre la voiture. Dire trois fois « Allahou Akbar » et réciter « Sobhanallathi sakhkhara lana hatha wa ma konna lahou mokrinine , wa inna ila Rabbina lamonkaliboun. Allahomma inni as’alouka fi safari hatha, al-birra wat-takwa wa minal’amali ma tarda, Allahomma hawwin alayna safarana hatha watwi anna boodah, Allahomma antas-sahibou fis-safari, wal-khalifatou fil-ahli. Allahomma inni a’outhou bika min wa’athaïs-safari wa kaabatil-mandhari wa sou’il monkalabi fil-mali wal ahl » et la même formule en entrant dans l’avion.

II. Arrivée au Miqat (lieu où l’homme doit se mettre en ihram)

a. Dans l’avion, avant le survol du miqat, se mettre en état de sacralisation, porter l’ihram (à ce stade deux épaules couvertes), faire l’ablution).

b. Formuler à haute voix 3 fois la Talbiya « Labayka Allahumma labayk, labayka la charika laka labayk, ina al-hamda , wa ni’mata, laka wal-moulk, la charika lak ».

c. Doah à faire lors de la descente d’avion ou formalités d’immigration : « Allahummah inna hazal harama haramouka walbalada baladouka wa amna amnouka wa’abda ‘abdouka, jitouka min biladi ba’ida, bizounoubi kathir. Wa a’mal sayyi’ati. As aluka mas la lata mouttwarin ilayka, almoushfikina min ‘aza bika, an tastakbilani bimahdwi ‘afwika, wa an toud khilani fi fasihi jannatika jannatina’im ».

d. Continuer à réciter la Talbiya : « Labayka Allahumma labayk, labayka la charika laka labayk, ina al-hamda , wa ni’mata, laka wal-moulk, la charika lak ».

III. Départ de l’hôtel pour la Mecque

a. Prendre un bain, faire prière fard (faraz) si besoin est.

b. Réciter la Talbiya jusqu’à l’arrivée devant la Kaaba, si pas autres invocations.

IV. Arrivée à la mosquée

a. L’entrée. Entrer par le pied droit par la porte Bab as Salam de préférence et réciter : « Bismillahi wassalatou wassalamou ala rasoulillah a’outhou billahil-Adhimi wa biwajihihil-karimi wa Soltanihil kadimi minach-chaytanir-rajim, Allahomm-aftah li abwaba rahmatik » et « Allahumma antassalam, wa minkas salam, fahayyaha Rabbana bissalam, wa az khilna jannata darassalam, tabarakta rabbana wata’a layta ya za jalali wal ikram, Allahumma afta lii abwaba rahmatik ».

b. A la vue de la Kaaba cesser de lire la Talbiya. Dire « Allahu Akbar » trois fois et également « La ila ha illa Allah » et salawat (Darood). Faire des doahs (doah accéptée) et lever les mains et dire « Allahumma zid haza bayta tashri fi’a wa takrimi’a wa ta’zwi maa wa maha ba ta wa zid man sharrafa wa ‘az zwa mah wa kar ramah mim man haj jah awi’tamira tashri fi’a wa takrimi’a wa ta’zwimi’a wa bira » et « Allahoumma anta asSalâm wa minka asSalâm, fahayinâ rabbanâ bisSalâm »

V. Le tawaaf

a. Découvrir l’épaule droite. Se mettre en face de la pierre noire, les marbres marron (point de départ).

b. Embrasser la pierre noire. Si non signe de la main et dire « Bismillahi Allahu Akbar Wa Lilla Hil Ham ».

c. Commencer le tawaaf du côté gauche de la Kaaba (sens contraire d’une montre).

d. Devant la Pierre Noire lire : « Bismillahi Allahu Akbar la ilaha illallahu wa lillahil hamdou wa swalatou was salamou ‘ala Rassoulillahi. Allahumma iimana bika waw a fa an bi ‘adika wa tiba ‘aan lisounnati nabiyika swallallhu ‘alay hi wa sallam ».

e. Entre la Pierre Noire et la Porte de la Kaaba c’est le Multazam, lieu où les prières sont exaucées. Lire donc : « Allahumma Ya Rabbul Baitil ‘atiiqui a’tiqui ri kabana wa ri kaha aabaina wa oummahatina wa ikhwa nina wa aw la di na minnnar. Ya zal joudi wal karam wa fadw li wa mana wa ‘atwa i wal ihsan ». Toucher si possible la Kaaba ou la porte à ce niveau.

f. Lire jusqu’au Rukun Yamani (angle yéménite) (en faisant le tour de hatim) plusieurs fois « Subhana Allahi wal hamdoulilllahi wa la ilaha il Allahou Akbar wa la howla wa la kouwata illa billahi ‘aliyil ‘azwiim » et « Allahumma imana bika tasdikan bikitabika wa wafa’an bi a’dika wattiba’an lilisounnati Nabiyyika Muhammadin, sallAllahu alay’hi was salam ». Les trois premiers tours on accélère le pas entre la pierre noire et rukun yamani et marche normalement entre rukun yamani et la pierre noire. Pour les quatres autres tours, on marche normalement.

g. Toucher le coin rukun yamani avec la main droite (n’embrasser pas) et dire « Bismillahi Allahu Akbar ».

h. Entre le Rukun Yamani et la Pierre Noire, lire « Rabbana atina fitdounya hasssanatan wa fil a’ghrira hasanatan wa quina ‘aza bannar wa ad khril jannata ma’al abrar Ya Azizu Ya ‘ghafaru Rabbul Alamine ». 1 tour est complété à l’arrivée au niveau de la Pierre Noire.

VI. Après le Tawaaf

a. Il faut se couvrir les deux épaules et aller vers le Maqaame-Ibrahim et lisant: « Wat takhizou wa min makami Ibrahim mousalla ».

b. Devant le Maqaamé-Ibrahim lire : « Allahumma innaka ta’lamou sirri wa ‘ala niyati fak bal ma’zirati. Wa ta’lamou hajati fa’twini sou li wa ta’lamou mafi nafsi fa’firli zounoubi ».

c. Faire deux rakaats de prière autant que possible devant le Maqaamé-Ibrahim (entre cette Station et la Kaaba), sinon ailleurs dans la Mosquée. Lire dans le premier rakaat la sura Al Kafiroun et dans le deuxième la sura Iklas.

VII. Boire de l’eau Zam Zam

a. Aller aux puits de zam zam. Lire « Allahumma inni as alouka rizkan wa a si an wa ‘ilman nafi an wa shifa an min kulli da ‘i ». Se tenir debout et dans la direction de la Kaaba , boire et verser un peu sur la tête.

b. Après avoir bu de l’eau, retourner à la Pierre Noire, l’embrasser et dire : « Bismillahi Allahu Akbar Wa Lilla Hil Ham ».

VIII. Le Saï (Safa et Marwa)

a. Aller sur le Mont Safa et dire en arrivant « Innasafa wa marwa ta min sha’a ‘iriLLahi. Faman haja al-bayta awi 'tamara fala jounaha 'alayhi an yatawafa bihima, wa man tatawa'a khayran fa inna Allaha shakiroun 'alim ».

b. Dire, ensuite : « Abda-ou bima Bada-a Allâhou bih ».

c. Monter sur le Mont Safa, tourner le visage vers la Kaaba et réciter en levant les deux mains : « Allahou akbar, Alllahou akbar, Allahou akbar. la illaha illa Allahou wahdahou la charika lahou, lahoul moulkou, wa lahoul hamdou, youhyi wayoumit, wa houwa hayyoun la yamoutou abadan abada. Zouljalali wal ikram, biyadihil khrayl, wa houwa ‘ala koulli chay’in qadir ; la ilaha illaLLahou wahdahou la charika lahou, anjaza wa'dahou, wa nassara ‘abdahou, wa hazama al-ahzaba wahdahou ». A faire trois fois, et demander des doahs entre deux récitations.

d. Descendre de Safa pour aller vers Marwa. Marcher normalement. Lire « Rabbi’ fir war ham wa’fou wa takarram. Tajawaz ‘amma ta’lamou innaka ta’lamou ma la na’lamou antaLLahol Azizoul Akram ».

e. Pendant le trajet lire autant que possible : « SoubhanaLLahi, walhamdoulILLahi, wala ilaha llALLahu waLLahu Akbar ».

f. Marcher normalement, et les hommes s’accélèrent entre les lumières vertes.

g. A Marwa, monter sur la colline et dire comme à Safa en se retournant vers la Kaaba : « Allahou akbar, Alllahou akbar, Allahou akbar. la illaha illa Allahou wahdahou la charika lahou, lahoul moulkou, wa lahoul hamdou, youhyi wayoumit, wa houwa hayyoun la yamoutou abadan abada. Zouljalali wal ikram, biyadihil khrayl, wa houwa ‘ala koulli chay’in qadir ; la ilaha illaLLahou wahdahou la charika lahou, anjaza wa'dahou, wa nassara ‘abdahou, wa hazama al-ahzaba wahdahou ». A faire trois fois, et demander des doahs entre deux récitations.

h. Descendre de Marwa pour aller à Safa. Marcher normalement. Lire « Rabbi’ fir war ham wa’fou wa takarram. Tajawaz ‘amma ta’lamou innaka ta’lamou ma la na’lamou antaLLahol Azizoul Akram ».

i. A faire 7 parcours au total et terminer à Marwa.

j. Puis, sortir de la Mosquée, se couper les cheveux ou se raser la tête.

k. Rentrer à l’hôtel, enlever l’ihram. L’Oumra est terminé.

l. Avant de quitter définitivement Makkah, faire le Tawaaf d’Adieu, demander surtout à pouvoir revenir.Puis sortir de la Mosquée immédiatement.

IX. Visite et prières à la Mosquée du Prophète pssl (Madina)

a. Avant de quitter l’hôtel à Makka pour aller à Madina, faire deux rakaats et demander doah pour pourvoir visiter le Prophète pssl et prononcer la niyat.

b. Pendant le voyage pour Médine, réciter les salawat (daroud).

c. Prendre un bain à l’hôtel, se parfumer, se mettre un beau vêtement.

d. Faire le trajet tout en récitant les salawat.

e. Devant la Mosquée, demander la permission pour y entrer.

f. Entrer dans la mosquée par le pied droit par la Porte Bab e Jibril ou Bab as Salam et réciter : « Bismillahi wassalatou wassalmou ala Rassoulillahi, a’ouzou billahil azwin wa biwajhihil Karimi, wa Soultanihil Kadimi, minash sahytanir rajim, Allahummaftah li abwaba rahmatika » et continuer avec les salawat.

g. Faire deux rakaat pour la Mosquée et implorer Dieu. De préférence à faire à l’intérieur de Rawdat il Jannah (entre tombeau et Mimbar), partie du Paradis.

h. Rendre visite au Prophète pssl. Dire « As salamou alayka ya Rassoullahi wa rahmatoullahi wa barakatouh ».

i. Puis, dire de belles salutations : « Assalatu was-salamu alaika ya Rasul-Allah Assalatu was-salamu alaika ya Nabi-yallah Assalatu was-salamu alaika ya Habib-Allah. Assalamou alayka ya khiratallahi mi khalkihi, assalamou alayka ya sayyidal moursalina wa imamal mouttakine, ach’hadou annaka kad balla’tar risalata wa addaytal amanata wa naswah-tal oummata wa jahadta fil lahi hakka jihadi ».

j. Faire doah et terminer par « Allahumma shafia fiyya nabiyaka, Allahumma shafia fiyya malaïkataka wa ibadakal mou minine. Allahumma shaffia fiyya afrati ».

k. Puis, faire salutation de la part des proches : « Asslamu alaika ya Rasul Allah min—(le nom de la personne) ».

l. Avancer sur la droite, saluer Abu Bakr Siddiq RA. Prier pour lui.

m. Avancer encore sur la droite, saluer Umar Farouq RA. Prier pour lui.

n. Faire 40 prières obligatoires (Fard) consécutives à la Mosquée, pendant 8 jours.

X. Visite à Hamza (ra) à Ouhoud

a. Rendre visite à Hamza RA, le Amir de Madinah. Le saluer, et tous les martyrs de la bataille d’Ouhoud.

XI. Jannat ul Baqi

a. En y entrant lire : « Assalâmou alaykom yâ ahlal kobouri, yaghfiroullâhou lanâ wa lakom. Antom salafonâ wa nahnou bil-athari ».

PS. Sur le même sujet on peut consulter les rites de l'Oumra;

ENGLISH VERSION

mercredi 7 novembre 2007

mardi 6 novembre 2007

Le séjour à Muzdalifa