Les rites pour l'accomplissement de l'Oumra et le Hajj (le pèlerinage à la Mecque et à Médine (Makkah et Madinah)). Explications historiques et pratiques religieuses d'après le Coran et la Sounna. Guide détaillé. The rituals of umra and hajj.
mardi 14 août 2007
dimanche 12 août 2007
vendredi 10 août 2007
samedi 26 août 2006
L’eau de zamzam – le bruissement de l’aile de Gabriel
L’eau de la bénédiction divine, l’eau de la vie (comparable en ceci au « hawd » - la fontaine de l’eau de vie du Prophète (saw) du jour du jugement, et lieu de rendez-vous des gens du paradis), l’eau de la miséricorde, et de la barakat. La source de zamzam, de genèse miraculeuse, est un miracle perpétuel, un don de miséricorde, un exaucement, un rappel.
Miracle d’abord, car d’un puits de 30 mètres de fond (The History of Makkah Mukarramah, Dr. M. I. Abdul Ghani, 2004, p. 125), à
Mais de quoi donc s’agit-il ?
Une eau d’essence plurielle, que chaque abreuvant fera sienne. En effet, le Prophète (saw) ne confirme-t-il pas une définition indéfinie de la substance ici présente, de facture d'une eau de source pour l’œil des mortels, mais qui cache une essence qu’on ne saurait cerner, protéiforme, insondable, irréductible, dans lequel le spirituel se mélange à la physique : - « maa’ou zamzam lima shouriba lahou» - , « l’eau de zamzam est ce qu’elle sera désirée l’être selon la raison de sa consommation » (rapportée et citée par plusieurs figures d’autorités, dont, en autre, Al Ghazali in « Ihya ‘Oloum Ouddin, pour une édition moderne, Daar Al Kotob Al Ilmiyah, Beyrouth, 1998, vol. 1, p. 243).
Selon d’autres dires du Prophète (saw), l’eau de zamzam est une panacée contre les maux; elle est aussi une substance nutritive – (Ismaël (ra) aurait vécu sur quoi après l’apparition de l’eau ?). Le Prophète (saw) aurait aussi dit qu’il en consomme pour assouvir sa soif au jour de la résurrection. (Thib Annawawi, Imam Al-Jauziyah; Healing with the Medicine of the Prophet, Traduit par J. A. Rub, 1999, p. 340-341)
Une essence non moins pure qui participe à la sacralisation de l’enceinte de
Une eau dont la genèse et la géographie sont liées à Safa et Marwa, partie de terre, selon les commentaires de Bourousawi, auteur de Rooh Al Bayan, dans laquelle se trouvent soixante-dix milles envoyés de Dieu. Safa tire son nom du fait qu'Adam (as) s'y était assis, alors que Marwa se nomme ainsi par ce que Hawa (Ève) (as) s'y était également assise (Rooh Al Bayan, vol. 1, p. 262). Ces deux monts pourraient de nos jours, mais avec les réserves qui s'imposent, être vus comme véhiculant des significations plus profondes de l'humain, des jalons sur le chemin vers Dieu sur un horizon de son destin éternel. (Il est important, cependant, de ne pas employer à tort ou à travers, dans une compréhension superficielle, un jargon qui caractérise peut-être notre ère, de masculin et de féminin, qui serait fictif et trompeur en soi. Le dessein divin n'a que faire de la compréhension partielle que caractérise une certaine époque de l'humanité, que l'homme simple créature mortelle ne pourra jamais rivaliser, ni épuiser par sa compréhension).
Safa et Marwa sont aussi considérés comme deux portes du paradis, et un lieu de réponse et d’exaucement devant la miséricorde de Dieu. La visite et présence en ce lieu et son parcours équivaudrait à la délivrance de soixante-dix âmes (Rooh Al Bayan, vol. 1, p. 263). L’eau de zamzam qui dans sa genèse a été le résultat de ce parcours par Hagar, femme d’Abraham, mère d’Ismaël qui serait pour les croyants aux cœurs révérencieux une eau de l’exaucement des demandes en ces lieux saints. Car il est dit que tous ceux qui se fatiguent entre Safa et Marwa, à l’instar de Hagar, l’exaucement de sa prière devient nécessaire, et ceci jusqu'au jour du jugement (Rooh Al Bayan, vol. 1, p. 262). On dit aussi, sur un autre plan de compréhension, que Safa est le centre du cœur, alors que Marwa serait le centre de
On raconte qu’à Safa s’y érigeait une idole dans la physionomie d'un homme, selon Bourousawi, qui s’appelait Issaf, tandis que sur Marawa s’érigeait une autre idole dans la physionomie d'une femme, du nom de N'a-ila ; c’étaient deux mortels qui avaient forniqué dans l’enceinte de
La genèse de l’eau de zamzam est relatée par plusieurs avec des moindres détails, mais aussi avec quelques variantes, chose non moins étonnante qu’il s’agirait d'une connaissance d'abord orale qui a survécu au cours des millénaires. Le prophète Abraham (ra), pour des raisons supérieures, fut amené à laisser Ismaël et Hagar dans un lieu [aujourd'hui
La décision de se rendre à
Selon Bourousawi, Abaraham aurait prononcé cette demande de la plus haute colline de Makka, faisant face à la vallée de
Abraham parle du cœur des hommes à venir, comme s’il savait l’avènement de
Abraham y déposa des dates et de l’eau, qui très vite étaient épuisées. Hagar, en désespoir, grimpa sur Safa pour voir signe de présence humaine. Elle se retourna, accouru vers Marwa, y grimpa pour des mêmes raisons. Elle répéta ce va-et-vient entre Safa et Marwa et leurs escalades de sept fois. Au bout de la septième escalade de Marwa, elle entendit un bruit. Retournant auprès d’Ismaël, elle vit un ange qui de son aile a frayé de la terre un puits (Rooh Al Bayan, vol 4, p. 468).
Hagar aurait entendu des voix l’incitant à courir vers Safa, et ensuite vers Marwa, lors de chaque course vers soit l’une ou l’autre. Elle se trouva dans un état comparable à celui de l'homme qui refuse de croire à ce qu'il entend dans son sommeil jusqu'a ce qu'il s’éveille. Alors elle se mit à invoquer : « Ecoute, El ! » (en arabe : isma’ Iîl !) – « El », serait selon Michel Valsan (le Sheik Mustapha Abdel Aziz ra) une forme bilittère du nom divin », qui se retrouve en arabe dans la composition de certains noms d’Anges. « Tu viens de me faire entendre Ta voix, Viens à mon secours car je péris, de même que celui qui est avec moi ». Pour Michel Valsan, le sens d’entendre n’a pas uniquement trait au sens de « ouïr », mais aussi et surtout celui d’exaucer (La doctrine initiatique du pèlerinage, p. 77, citant Tha’labi, ‘Ara’is al-Majâlis, chp 3). Michel Valsan cite le verset 21 :17 de
En effet, l’eau de zamzam fut évoquée dans
Tabari évoque la genèse avec une variante. Il relate que c’est Ismaël qui frappa son talon par terre qui donna naissance à la source de zamzam (
Selon l’auteur de Rooh Al Bayan, c'était la bénédiction du Prophète (saw) déjà qui s’annonçait, Ismaël étant l’aïeul de celui-ci, et que le Prophète (saw) était en germe dans ses reins (vol. 4, p. 468), et que c’est par sa bénédiction et son intermédiaire donc que zamzam prit naissance. Genèse ainsi de l’abondance et de bénédiction, de miracle et d’exaucement.
L’ange leur dit : « N’ayez aucune crainte, car c'est ici la maison de Dieu, que cet enfant et son père bâtiront, et Dieu n’égare pas sa famille » (Rooh Al Bayan, vol. 4, p. 468).
L’ange serait aussi, selon les versions, Gabriel (Thib Annawawi, p. 340).
D'un miracle d’Ismaël et de Hagar on passe d'un miracle perpétuel du Prophète (saw) et de son Dieu. On raconte ainsi que les oiseaux de l’air se réunirent autour de cette source. Les habitants des environs de la tribu de Jorhoum, ayant leurs puits à sec, erraient pour chercher de l’eau. Voyant les oiseaux, ils se dirigèrent vers eux, et furent étonnés d’y voir un puits là ou il n’existait pas de puits. Tabari raconte qu’ils dirent à Hagar : « Il y a des années que nous sommes dans ce désert, et jamais nous n’avons vu d’eau ici ». Elle répondit : « Dieu m’a donné cette eau» (Tabari, p. 147).
Ils demandent à Hagar la permission de s’y installer, en échange de lait (Rooh Al Bayan, vol. 4., p 468). Les années passèrent, qu’Ismaël grandissait, Hagar trépassa, et de peur de perdre l’accès à l’eau les gens de la tribu de Jorhoum proposèrent à Ismaël une épouse des leurs en mariage. Au fur des temps, les enfants d’Ismael s’occupaient de
Il revient au grand-père du Prophète (saw), Abdul Muttalib, de restaurer l’endroit du puits. Il eu par rêve les indications de l’endroit, et fut ordonné à y creuser. Il y donna accès à tout le monde. À sa mort, son fils et compangnon du Prophète (saw), Abdullah bin Abbas (ra), fut chargé de la garde du puits.
Miracle vivant du prophète, prolongeant le miracle de Hagar et d’Ismael, l’étymologie du terme souffre de considération, non sans étonnement, des plumes des savants musulmans. Le lisan al arab, ouvrage d’autorité sur la langue arabe, (pour l’édition moderne, Daar Asswadir, Beyrouth, 6e ed. 1997, vol. 12, p272 et s.) tout en donnant les douze noms de zamzam, ne remonte pas son étymologie, bien que plusieurs définitions de la racine du terme soient suggérées.
Ainsi sous la racine de « z-m-m», racine du terme de zamzam on peut regrouper pêle-mêle les acceptions suivantes : (i) l’eau de « zamzam « (pl. zoumaazim) signifierait une eau abondante; (ii) citant Ibn Ala’rabi : c'est l’abreuvage, le bruissement de l’ange, le coup ou l’implusion de Jibril; (iii) citant Ibn Bari : zamzam porte douze noms : zamzamou, maktoumat, madhnouna, shoubaarat, soqyaa, alrawa’o, rakdha jibril, hazma jibril, shifa’oun soqmin, dwaraamon do’min, hafeera ‘abd ul mutwalib; (iv) on dit d'une eau zamzamoun, ou zamzaamoun ou zouwaazim quand celle-ci n'est ni salée ni douce; (v) zamzaamoun signifierait aussi le grondement du tonnerre; (vi) zamzamoun, d'autre part est le nom d’un chameau; (vi) le « zimzima » par ailleurs signifierait un groupement humain, de moins de cinquante personnes; ce terme se prolonge dans « zimzyme » pour évoquer le groupement des chameaux. Cent chameaux veut dire « zoumzoum ».
La racine de « zamma » se traduit, selon les usages et syntagmes « serrer; lier fortement, brider une monture, saisir la proie et l’emporter, dresser la tête, précéder, être en tête des gens, bourdonner, paraître, percer, s’enorgueillir, parler, dire » (pour les syntagmes, Dictionnaire Abdel-Nour al-Mufassal, Beyrouth, 2004, vol. 1, p. 991). Ainsi, « zimam » donnerait l’idée de bride, rêne, lien, limites, bornes. On dit du tonnerre quand elle gronde « zamzama »; qui connote aussi le fait de parler entre ses dents, de grésiller, de crépiter, de pétiller, de rugissement du lion, d'une masse, d'une élite. Le « qaamous al moheet » de Fayrouzabaadi (pour l’édition moderne, Al-Resalah Publishers, Beyrout, 1998), sous l’entrée de « z-m-m» (p. 1118) ajoute cette notion de nuit sans lune pour le terme de « izmeem »; à la racine de « zamma », il existe aussi le sentiment de la douleur de l’animal qui lève la tête.
Le Gesenius’ Hebrew-Chaldee Lexicon to the Old Testament de H. W. F. Genesius (Michigan, 1979), privilégie le sens de murmurer (p. 247B) pour la racine de zamzam. Selon l’orientaliste T. H. Hughes (Dictionary of Islam, London 1885, p. 701), l’origine du terme est incertaine; toutefois, selon le Dictionnaire Arabe de Johnson, il connote le murmure atténué (low buzzing sound ) des adorateurs du feu, et pourrait donc faire allusion aux murmures de l’eau du puits. Pour certains commentateurs musulmans elle serait dérivée de « zam ! » « zam ! », c'est-à-dire « remplis ! », qui seraient les injonctions de Hagar à Ismaël quand elle vit l’eau. Pour l’orientaliste Sale, il signifierait « Restes ! », car selon lui Hagar aurait parlé dans la langue Egyptienne afin qu’Ismaël ne s’égare pas.
On peut sommairement ainsi regrouper les lignes directrices des acceptions de la racine du terme de zamzam en trois: (i) l’idée de restreindre, de cerner; (ii) l’idée de murmure, de bourdonnement, de bruits; (iii) l’idée d’abondance. Pour les explications données, sauf erreur de notre part, il nous semble que l'idée d'abondance ou celle attachée à la qualité d'une eau succède au descriptif de zamzam, et ne participeraient pas à son étymologie. L'idée de cerner ou l'idée d'une injonction qui aurait été adressée à Ismaël, suscitent également nos réserves, car il s'agit ici d'un enfant.
Pourtant, il est évident que le terme « zamzam » est une onomatopée; et de plus, il s’agit d'une onomatopée dynamique et non statique; c'est-à-dire que le terme reprend et répète en un mouvement une idée ou concurrence onomatopéique. Au lieu de « zam » il existe deux « zam », qui s’ajoutent l’un sur l'autre. Il nous semble que l’onomatopée, en l’absence d’érudition en la matière, privilégierait le sens de bourdonnement, de grondement, comme étymologie du terme de zamzam. Grondement de l’eau émanant de la terre, grondement de l’aile de l’ange à l’aide de laquelle celui-ci donna naissance à ce puits, grondement de l’intervention divine sur terre? Bruissement des ailes de Gabriel? Le bruissement de l’aile de l’ange qui creusa le puits? Est-ce la parole de l’ange que rencontra Hagar ? On ne saurait en dire, mais il nous semble que cette signification se rapproche plus de son essence qui d’ailleurs n'est compréhensible que par approximation.
Un puits qui ne saurait tarir, en accord avec le cœur des gens, que le seul le péché de la terre sècherait. Certains pensent que des canaux souterrains relieraient cette source à la tombe du Prophète (T. H. Hughes, Dictionary of Islam, London 1885, p. 701), bien qu’il s’agit ici plus de réalité métaphysique, d'un ordre propre que de compréhension causale.
Cette source tarirait-elle avec l’enlèvement de
Témoin de la miséricorde divine sur terre, la source de zamzam matérialise en terme physique ce que
Abdool Cader Dookhy, que Dieu soit satisfait de son âme
vendredi 23 juin 2006
jeudi 22 juin 2006
mercredi 21 décembre 2005
L'intérieur de la Kaaba
lundi 7 mars 2005
vendredi 7 janvier 2005
jeudi 16 décembre 2004
La Kaaba, son histoire
Elle est le seul lieu au monde qui n’est jamais déserté car jour et nuit une foule de personnes très compacte tourne autour d’elle, et tourneront certes sans arrêt jusqu’au jugement dernier.
L’histoire de
Quand Adam as partit pour le pèlerinage à
En faisant descendre Adam as sur terre, Dieu lui avait dit, d’après un récit rapporté par Addallah Ibn Amru : « Avec toi, je vais faire descendre un temple (Bayt) autour duquel on circulera comme on le fait autour de mon trône et auprès duquel on fera des actions de grâce ».
A ce moment là, Dieu avait convoqué toute la postérité d’Adam as et leur avait demande : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? Elle avait répondu : Certainement et nous en sommes témoins[i] ».
Ce témoignage fut divinement enregistré sur pierre précieuse très blanche. Plus tard, cette pierre fut connue sous le nom de la « pierre noire » (Hajar-Aswad) puisqu’elle devint noire par les attouchements des polythéistes.
Après sa descente sur terre, cette pierre fut encastrée dans la première Maison de Dieu. Elle était tellement brillante que ses rayons illuminèrent
C’est une limite que les non-croyants ne doivent pas franchir sous peine de sanction. Les croyants ne sont autorisés à y pénétrer qu’avec l’habit de pèlerin (Ihram) et en état de sacralisation totale. Il est surveillé avec grande vigilance par un groupe d’anges qui forme un cercle face à
Après le déluge, l’homme devenait un peu plus adulte et Abraham (as) prouva sa maturité. Dieu lui avait demandé d’inaugurer un nouveau cycle humain en lui confiant la construction de
Lorsque la construction arriva à un stade avancé, le mont Adu Qubais qui entoura le chantier demanda à Dieu : « Seigneur autorise-moi à remettre le dépôt à ton ami très proche (Khaliullah) ».
L’autorisation fut accordée. Le mont dit alors à Abraham (as) : « Je renferme un dépôt qui t’est destiné. C’est une pierre que ton ancêtre Noé as m’a confiée au moment du déluge ».
L’ange Gabriel (as) se chargea de la livraison. Abraham (as) en personne l’encastra sur le côté est de l’édifice. Cette pierre noire déposée à
La pierre noire a pour fonction d’être témoin de ceux qui ont tourné autour de
Peu après le départ d’Abraham (as) de ce monde, l’homme de nouveau trébucha dans sa marche vers l’Eternel. Certes, l’homme est convaincu que l’essence de sa vie est de s’approcher de Dieu, mais il est dans sa nature très faible et est vulnérable à l’influence diabolique de Satan. Ainsi, il s’éloigna de Dieu et revint à la case de départ. Il oublia le principe fondamental de l’unicité de Dieu enseigné par Abraham (as). Il devint polythéiste et idolâtre. Il adora 360 idoles au premier plan desquelles se trouvaient Hubal, Lat et Uzza. Cependant, les idôlatres n’avaient pas complètement oublié le nom de Dieu unique (Ilah). Ils avaient aussi préservé la tradition d’accomplir les tournées rituelles (tawaaf) mais ils les effectuèrent désormais d’une façon malsaine et démoniaque.
Dans ces circonstances, les tournées rituelles (tawaaf) avaient pris une allure de fête accompagnée de réjouissances. Une foule immense était toujours présente à
Par ailleurs, deux habitant de Yémen, Asaf Ibn Baghi et Na’ila Bint Dik furent maudits pas Dieu. Ils étaient partis faire le pèlerinage selon les rites de l’époque. Mais ils étaient tellement emportés par l’ambiance qui régnait autour de
Ils devinrent deux statues de grande qualité. Mais les idolâtres sont tellement pervers qu’ils crurent fermement qu’une manne céleste s’était produite. Ils divinisèrent les deux statues. Ils les placèrent devant la porte de
Peut-on dire que l’œuvre d’Abraham (as) a été anéantie ? La réponse doit être négative. Dieu veille sur
Cette prière fut exaucée quelques
Trente cinq ans auparavant en l’an 570, environs deux mois avant la naissance du prophète Muhammad (as), Abraha Ashram, le gouverneur Abyssin du Yémen était venu à
Le voyant perplexe, Abdul Mutallib lui dit : « Les chameaux nous appartiennent. Quant à
La grande armée d’Abraha avait déjà pénétré l’espace sacré de
« N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’éléphant ? N’a-t-il pas rendu leur ruse complètement vaine. Et a envoyé sur eux des oiseaux par volées qui lançaient des pierres d’argile. Et il les a rendu semblables à une paille mâchée[iv] ».
Ces pierres contenaient-elles des éléments radioactifs ? Peut-être pas, mais seul Dieu en connaît. En tout cas, elles ont une puissance considérable.
C’est bien pour cette raison que les Quraychites hésitèrent à démolir
Finalement, un de leur chefs, Walid Bin Mughira leur dit : « Notre intention n’est pas comme Abraha. Nous autres, nous voulons seulement reconstruire l’édifice que l’inondation a endommagé ».
Convaincus, ils décidèrent de la reconstruire. Ils organisèrent une collecte d’argent pour financer le projet mais ils n’acceptèrent pas l’argent provenant d’une transaction interdite.
Cette attitude est fort louable et représente bien le changement qui allait s’opérer.
A cette époque,
Par coïncidence, un navire romain dirigé par un dénommé Bakum échoua tout près du port de Jedda, à
Ils ont pu aussi avoir l’aide d’un égyptien dénommé Hanna qui était un maître charpentier.
L’heure de vérité fut arrivée. Il fallait absolument démolir
Muhammad pssl, citoyen modèle, participa activement à la construction de
Cependant, la polémique prit naissance quand il fut question de placer
Ce désaccord continua pendant quelques jours et aucune solution ne fut trouvée. Finalement Abu Omayya al Makhzumi, un de leur chefs très âgé suggéra : « O mes frères ! Vous voulez plaire à vos dieux, mais en même temps vous voulez vous entre-tuer. La première personne qui entra par la porte d’As-Safa trancherait le litige ».
Tous acceptèrent cette proposition et ils attendirent. La suspense fut très grande. Tout à coup quelqu’un y entra. Tous ensembles crièrent Muhammad Al Amine (pssl), l’homme de confiance. Tous étaient satisfaits et soulagés en le voyant. Informé de la querelle, Muhammad (pssl) satisfit tout le monde à la fois. Il leur demanda d’apporter un grand tissu sur lequel il plaça
Ce geste de Muhammad (pssl) ressemble à celui effectué par Abraham as et ceci est la preuve de la continuité et la synthèse de la mission prophétique.
Un autre évènement est aussi très significatif. Par manque de fond licite, les Quraychites décidèrent de raccourcir la longueur de l’édifice rectangulaire qui devin un carré. Ce modèle avait l’avantage de solidifier et stabiliser le monument et de le rapprocher dans la forme de
Ils ajoutèrent un toit supplémentaire à
La porte sur le côté sud fut élevée de deux mètres du sol. L’entrée à
Après la conquête de
Il n’est aucun doute que
Ceci est la raison pour laquelle
L’édifice de
L’intérieur de
En l’an 683 de l’ère chrétienne, Abdullah Ibn Az Zubair rebella contre le calife Yazeed qui transforma
« Il y a là des signes manifestes. L’oratoire d’Abraham et quiconque y entre trouve un abri sûr. Dieu prescrit aux hommes un devoir envers lui le pèlerinage à ce Temple. Un devoir pour ceux qui en ont les moyens. Quiconque est infidèle doit savoir que Dieu peut se passer des mondes[vi] ».
Enfin
[i] Le Saint Coran, chapitre 7, verset 172.
[ii] Il y a lieu de noter que le mot de Maison Honorée dérive des alphabètes K et B et qui signifient carré et cube en arabe.
[iii] Le Saint Coran, chapitre 2, verset 129.
[iv] Le Saint Coran, chapitre 105.
[v] Le Saint Coran, chapitre 3, verset 96.
[vi] Le Saint Coran, chapitre 3, verset 97.


